DAVID BECKHAM

Crédits : Alex Livesey /Allsport
Crédits : Alex Livesey /Allsport

Poste : 

Milieu, ailier

Nationalité : 

Sélection sportive : 

Date de naissance : 

02/05/1975

Lieu de naissance : 

Leytonstone

Date de décès : 

Période : 

1992-2003

Arrivé depuis :

Formé au club

Date d’arrivée/Contrat pro :

08/07/1991

Date de départ : 

02/07/2003

Premier but  : 

Numéros portés :

7, 10, 14, 15, 24, 28

Apparitions : 

394

Buts : 

85

Clean Sheets :

0

15 février 2003. Cette date ne peut laisser personne indifférent lorsque le sujet de la discussion porte sur David Beckham. Ce soir-là, Ferguson, furieux de la défaite de ses joueurs face à Arsenal, s’emporte et frappe dans une chaussure qui atterrit dans l’arcade sourcilière du Spice Boy, provoquant une blessure nécessitant des points de suture. Dans l’imaginaire collectif, cet événement constitue le point de rupture entre l’enfant du club et Manchester United. Lui qui a tout connu sous le maillot des Red Devils, quittera le club quelques mois plus tard pour rejoindre le Real Madrid, dans un transfert ô combien synonyme de regrets. Ce point final intervient à la fin d’un parcours glorieux pour celui que Ferguson a vu grandir, jusqu’à sécuriser sa signature à ses 15 ans. Fils de parents fans du club, Beckham a tout naturellement accepté de rejoindre les Red Devils, ayant hérité du même amour pour les couleurs rouges de Manchester. 

 

Nous sommes au début des années 90, période charnière dans le parcours de Ferguson à la tête de l’équipe. Son ambition de s’appuyer sur la formation et des jeunes talents permet à Beckham de s’épanouir pleinement en équipe de jeunes (FA Youth Cup 1992 remportée aux côtés de Paul ScholesRyan GiggsGary Neville ou encore Nicky Butt), puis en équipe première où il effectue ses débuts professionnels, le 28 septembre 1992 à l’occasion d’un match de Coupe de la Ligue face à Brighton. Pourtant, frappant à la porte de l’équipe première, un prêt semble nécessaire pour le jeune milieu, afin de lui permettre de s’aguerrir et de jouer plus régulièrement. C’est à Preston qu’il fera ses armes durant une saison (1994-95) avant de revenir à Old Trafford et de gagner sa place. Lors de la défaite 3-1 face à Aston Villa en ouverture de la saison, les critiques pleuvent mais Beckham, déjà, est l’unique buteur des Red Devils. Décidé à s’appuyer sur ses jeunes talents, Ferguson persiste et signe. Cette saison sera synonyme des premiers succès, en championnat et en FA Cup, de cette génération dorée. Beckham y tient toute sa place et prend de plus en plus d’ampleur sur le terrain.

 

Son but mythique face à Wimbledon en août 1996 (lob depuis le milieu de terrain) contribue à le propulser sur le devant de la scène. Il faut dire que le jeune Anglais passe bien à la caméra et son pied droit se révèle de plus en plus intéressant, jusqu’à lui permettre d’intégrer la sélection nationale. Devenu la coqueluche des médias, cité de manière quasi incontournable dans la presse comme un des joueurs incontournable, Beckham entre dans une nouvelle dimension, accentuée par l’obtention d’un nouveau titre national. Lors de la saison 1997-98, marquée par les blessures, United ne parvient pas à faire le triplé de Premier League sur trois ans d’affilée, terminant à la seconde place, derrière Arsenal. Cette saison servira de réveil à Ferguson, qui, galvanisé par cet échec, échaudé par le départ de Cantona en retraite, s’appuiera encore plus sur ses jeunes. Beckham affublé du numéro 7 deviendra la tête d’affiche de l’équipe victorieuse du triplé historique de 1999. Pourtant, le jeune homme laisse parfois perplexe, par une attitude arrogante, parfois dilettante. George Best himself se permettra de remettre en place le porteur de son numéro mythique : « Son pied gauche ne lui sert à rien, il est mauvais de la tête, il ne sait pas tacler et il ne marque pas souvent. À part ça, il est pas mal. ». Pourtant, l’ailier droit termine deuxième au classement du Ballon d’Or, derrière l’intouchable Rivaldo cette saison-làActeur central de la victoire en Ligue des Champions face au Bayern en 1999, il bottera les deux derniers corners victorieux en finale, voyant Sheringham et Solskjaer propulser le ballons au font des filets tels des héros.

 

2000-01 marquera pourtant une nouvelle progression pour Beckham, la saison suivante sera la plus accomplie statistiquement avec 16 buts. Pas de doute, celui qui a épousé Victoria Adams, membre du groupe Spice Girls, prend de plus en plus de place. Mais à Manchester United, qui que vous soyez, vous ne pouvez pas être plus grand que le manager. Petit à petit, des tensions se sont instaurées entre Beckham et Ferguson. L’un faisant preuve de moins d’investissement, l’autre le lui reprochant, l’ailier donne la désagréable impression d’avoir la grosse tête et de ne plus tellement être intéressé par le football. Blessé en avril 2002 (fracture d’un os du pied), il prolonge tout de même l’été suivant, encaissant par la même occasion une augmentation de salaire qui fait de lui le joueur le mieux payé de l’équipe. Cela ne permet pas d’améliorer les relations entre Ferguson et lui. Coupes exubérantes, tatouages, Beckham percute de plein fouet le traditionalisme du Manager écossais. Après l’épisode de la chaussure et un dernier coup-franc envoyé face à Everton dont lui seul à le secret, Beckham rejoint les Galactiques du Real Madrid. Il ne reviendra à Old Trafford que 7 ans plus tard. 7 années, comme son numéro fétiche. Tout un symbole. Entré en jeu sous les ovations de tous les supporters présents, il ne pourra réprimer ses larmes d’émotion.

 

« David était dans un grand club. Il a mené une belle carrière. Il m’offrait 12 à 15 buts par saison, s’entraînait dur. Puis, il s’est dispersé. En se dispersant, il n’a pas saisi sa chance de devenir l’une des plus grandes légendes du football. À mes yeux, après son transfert au Real, il n’a jamais atteint le niveau qui vous aurait fait dire : « c’est un joueur de légende » ». Le constat est dur, implacable, mais Ferguson, qui l’a le mieux connu, ne s’y trompe pas : Beckham est et restera l’un des plus gros « what if » de notre histoire.

 

Pour l’anecdote, avec ses 27 coups-francs marqués, David Beckham est le joueur qui en a inscrit le plus dans l’histoire du club.

SAISONLIGUEFA CUPLCFA CSLDCELSUPERCUPCICDM CLUBSTOTAL
AppButAppButAppButAppButAppButAppButAppButAppButAppButAppBut
1992-199300001000000000000010
1994-1995402030001100000000101
1995-19963373120000020000000408
1996-1997368210011102000000004912
1997-199837942001080000000005011
1998-199934671101012200000000559
1999-200031600001012200101020488
2000-200131920001012000000000469
2001-20022811100010135000000004316
2002-2003316315100133000000005211
total265622461216181152010102039485
PREMIER LEAGUE (6) : 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003
FA CUP (2) : 1996, 1999
COMMUNITY SHIELD (2) : 1996, 1997
LIGUE DES CHAMPIONS (1) : 1999
COUPE INTERCONTINENTALE (1) : 1999